Airs et duos d’opéra du 19è siècle - Bizet, Verdi...

André Heyboer et Sinead Mulhern, accompagnés de Eloise Urbain

CONCERT
Jeudi 8 décembre 2016, 20h30
Centre Départemental de Communication

Programme

• Airs et duos d’opéra du 19è siècle : Bizet, Verdi...

« l’Opéra, spectacle total »

Pour faire un opéra, nous devons être en possession d’un livret, d’une partition, de décors, de costumes et perruques. Une équipe de production composée du metteur en scène, du décorateur, du costumier et de l’ingénieur lumière permettra aux interprètes de jouer l’opéra et bien évidemment, il nous faut le public sans qui le spectacle ne pourrait avoir lieu.
Mais pour donner son expressivité à un livret et à la musique qui l’anime, l’élément essentiel est bien évidemment les chanteurs et les voix. Elles sont également inscrites dans le monde de la convention lyrique car à chaque rôle correspond un type de voix qui éclaire immédiatement le spectateur sur le personnage, son âge et sa personnalité.
C’est ainsi que le caractère des personnages est facilement reconnaissable à la voix qui leur est alloué. Carmen avec son expérience des hommes et de la vie ne peut être qu’une mezzo. Don Giovanni, homme endurci par ses conquêtes est un baryton-basse, certainement pas un ténor comme Werther.
Quant aux jeunes adolescents comme Cherubin ou Octavian, seules des voix de femmes peuvent correspondre à la jeunesse de ces personnages.
Finalement rien n’a profondément changé depuis le premier opéra qui nous soit parvenu : l’Orfeo de Monteverdi. L’engouement pour ce genre en plein essor depuis le 17e siècle ne se dément pas. En témoigne les programmes fleuves des grandes maisons d’opéra en Italie au 19e siècle. On ne joue pas nécessairement les opéras dans leur intégralité, mais la soirée se compose de pièces variées : mouvement d’une symphonie, une ouverture, un extrait de Donizetti, de Verdi, Bellini, Rossini, et des entractes en jonglerie, tours de magie… Le public veut s’enflammer et se divertir, vibrer au dernier exploit de tel divo, tomber en amour après le grand air de la Prima Donna… L’opéra est une formidable machinerie où techniciens, musiciens, costumiers, décorateurs, chanteurs, metteurs en scène, choristes et figurants participent à l’unisson à la création d’un spectacle total.

Presse

Sinéad Mulhern was excellent as the Governess. Possessing a striking, gleaming voice, the Irish soprano was equally effective at handling the role’s sometimes extreme technical demands and conveying the character’s most painful, plaintive moments.

Opéra News

Figure du mal absolu, le rôle de Paolo mérite un grand baryton. André Heyboer est ce baryton, à la diction mordante, à l’aigu incisif, véritable double négatif du Doge qu’il a porté au pouvoir. Son monologue « Me stesso ho maledetto ! » offre un modèle de recitar cantando.

Opéra Magazine

André Heyboer, Sinead Mulhern et Eloise Urbain

 

Rencontres

Avant chaque concert, venez à la rencontre des artistes pour un moment d’échanges autour des musiciens, des compositeurs et de leurs œuvres.

De 12h30 à 13h15
Médiathèque Pierre Fanlac, Périgueux