Debussy, Dutilleux, Ravel - Cordes

Quatuor Ludwig

CONCERT
Jeudi 9 février 2017, 20h30
Centre Départemental de Communication

Programme

• Debussy Quatuor en sol mineur
• Dutilleux Quatuor « Ainsi la nuit »
• Ravel Quatuor en Fa Majeur

Avec

• Thierry Brodard, violon
• Manuel Doutrelant, violon
• Padrig Fauré, alto
• Anne Copéry, violoncelle

Henri Dutilleux, une leçon de composition

Si l’on associe le XXe siècle à un siècle de bouleversements idéologiques et de ruptures esthétiques, Henri Dutilleux l’aura traversé dans la sorte de quiétude presque insolente de quelqu’un qui trace son sillon et n’en dévie pas, enchaînant la composition de pièces développant chacune un processus formel unique, un univers poétique en perpétuel renouvellement, mais qu’un langage profondément prégnant et personnel relie de manière évidente sur plus d’un demi-siècle.
Certes, Henri Dutilleux appartient bien à cette famille de musiciens français du début du XXe siècle par le foisonnement orchestral, la conception coloriste de son harmonie et la liberté de son invention mélodique, mais très tôt il essaie de faire évoluer ce matériau dont il a hérité par un artisanat méticuleux appliqué à tous les paramètres de l’écriture, y compris la forme, sans pour autant envisager de rupture.
Pourtant, cette trame tonale sous-jacente dans sa musique que l’on distingue bien dans sa façon de conduire son discours Dutilleux ne s’en séparera jamais complètement tout au long de sa vie. Mais il l’infléchira progressivement et parfois très nettement par de nombreux apports.
Cette manière d’élaborer un langage ancré dans un héritage certes très présent, mais qui se nourrit de nombreux apports extérieurs que seul un idéal poétique fort peut unifier, est un exemple pour des générations de compositeurs.
Alors, bien entendu, tout cela n’a pas été sans heurts, et je me souviens encore de la manière parfois méprisante dont a été parfois perçue la musique de Dutilleux lorsque j’étais encore étudiant au Conservatoire.
D’une certaine manière, il était déjà dans la « synthèse » alors que la création ne l’était pas, ou du moins pas encore. Il en souffrait, certes, mais pas assez pour être détourné de son idéal.
Par Thierry Escaich (in académie.des.beaux.arts.fr)

Presse

Le Quatuor Ludwig a terminé son récital avec une scintillante interprétation du quatuor de Ravel. Beaucoup de quatuor pensent que la vitesse, l’exactitude et l’intonation aussi acérés qu’un rasoir sont suffisantes. Je suis ravi de le dire, les Ludwig n’en font pas partie. Ils ont toutes les qualités mentionnées, mais au-delà, ils apportent une douceur de ton bien trop rare de nos jours.

Times Colonist

Quatuor Ludwig

 

Rencontres

Avant chaque concert, venez à la rencontre des artistes pour un moment d’échanges autour des musiciens, des compositeurs et de leurs œuvres.

De 12h30 à 13h15
Médiathèque Pierre Fanlac, Périgueux