Schubert, Beethoven, Mendelssohn - Cordes

Quatuor Modigliani

CONCERT
Mercredi 15 mars 2017, 20h30
Centre Départemental de Communication

Programme

• Schubert Quatuor à cordes n°12 en ut min., D. 703, Quartettsatz
• Beethoven Quatuor à cordes n°6 en si bémol maj. op. 18
• Mendelssohn Quatuor à cordes en la min. op. 13
• Debussy Quatuor en sol min.

Avec

• Philippe Bernhard, violon
• Loic Rio, violon 
• Laurent Marfaing, alto
• François Kieffer, violoncelle

Le Romantisme ou l’éloge de l’émotion pure

Le romantisme en Europe démarre dès les années 1780, et l’on peut déjà entendre dans telle ou telle symphonie de Mozart ou Haydn ce « Sturm und Drang » caractéristique qui vient ouvrir les portes au romantisme. Mais c’est avec la musique de Beethoven et de Schubert, que l’Allemagne et avec elle toute l’Europe musicale entrent définitivement dans le romantisme.
Face au rationalisme musical ces compositeurs visent à l’émotion musicale pure. Le classicisme est dépassé et les conventions transcendées. Si le romantisme constitue une véritable révolution musicale, c’est une révolution tranquille et cette rupture majeure avec les formes anciennes est progressive. Beethoven comme Schubert s’appuient sur les formes établies, et leurs premières œuvres s’inscrivent encore dans un classicisme assumé, parfaitement maîtrisé, où affleurent ici et là les premières audaces musicales.
C’est aussi l’époque des révolutions techniques et culturelles : le statut des compositeurs évolue et ils s’émancipent de leur ancienne place « domestique », la facture instrumentale fait des progrès techniques prodigieux, enfin les salles de concerts, les salons, les cercles musicaux se dressent un peu partout où triomphent les interprètes virtuoses et les concertistes.
La conjonction de tous ces événements, tout autant que le bouillonnement intellectuel d’une Europe qui s’interroge profondément, constituent le terrain propice d’un 19e siècle encourageant les artistes à un tourbillon sensoriel. Le mystère, la nature, la magie et les mondes invisibles tout autant que les sentiments, et les émotions, les soubressauts politiques et les nationalismes nouveaux, vont structurer un discours musical explosif.
De nouveaux genres font leur apparition à l’image du Lied, du poème symphonique, des œuvres à programmes, quand d’autres formes telles la sonate ou le quatuor, se dilatent, se transforment. Beethoven et Schubert sont les précurseurs du Romantisme quand la génération suivante le portera à son apogée. Ils se nomment Mendelsohn, Brahms, Schumann, Liszt et Chopin...

Presse

C’est un plaisir immense d’entendre avec quel panache, quelle allégresse, quelle énergie juvénile le quatuor joue ses œuvres, sans jamais céder à la désinvolture. On est toujours impressionné par l’équilibre des quatre voix, la délicatesse des sons, et l’attention constante à la dynamique, l’harmonie et la précision rythmique. Tout semble naturel, souverain et très souple.

Süddeutsche Zeitung

Quatuor Modigliani

 

Rencontres

Avant chaque concert, venez à la rencontre des artistes pour un moment d’échanges autour des musiciens, des compositeurs et de leurs œuvres.

De 12h30 à 13h15
Médiathèque Pierre Fanlac, Périgueux