André Heyboer & Eloïse Urbain

Schubert

Mercredi 15 novembre 2017, 20h30
Centre Départemental de Communication

André Heyboer commence dès l’âge de onze ans sa longue itinérance musicale et pratique le chant dans les chœurs de Terrasson et de la Camerata Vocale de Brive. Cette expérience fait naître en lui au tout début de son parcours un rêve et l’intime conviction que la musique est sa voie.
Il aborde les répertoires renaissance, baroque français, italien, allemand avec exigence en côtoyant des professionnels engagés et fait ses premières armes dans des festivals d’importance (Festival la Vézère, La Chaise Dieu, l’Abbaye de Sylvanes) ; il est aussi lauréat des Jeunesses Musicales de France.
Au fil du temps, soutenu par le mécénat local et privé, il continue son chemin, passant du chant choral aux rôles de soliste, étoffant sa technique par l’enseignement privé.
 La ville rose, temple Français du lyrique lui permet de rencontrer des artistes lyriques de renom comme José Van Dam. Il suit les masterclass du « Maître de Musique » et participe à ses cotés à plusieurs concerts. Au Capitole de Toulouse il connaît sa première expérience scénique de l’opéra en tant que soliste dans Louise de Charpentier.
Avec les rôles de Pristav dans Boris Goudounov, Noé dans l’arche de Noé de Britten et un député Flamand dans Don Carlo, il affine ses choix de répertoire en travaillant avec Gian Koral, Juan Carlos Moralès ou encore Robert Massard.
C’est à Paris qu’il entame une nouvelle collaboration avec Michelle Wegwart, coach vocal rattaché à l’atelier lyrique de l’opéra Bastille.
Le baryton périgourdin est Athanael dans Thaïs, Zurga dans les pêcheurs de perles, Nilakantha dans Lakme, Nabucco, Alfio et Tonio entre autres....
Il sera accompagné par Eloise Urbain. Lauréate de nombreux concours prestigieux, Eloise excelle autant en tant que soliste que dans l’accompagnement de chanteurs. Dans ses collaborations citons par exemple les noms de José Van Dam, Leontina Vaduva, Alain Fondary, Viorica Cortez...

Programme

  • Schubert
    Winterreise (Voyage d’hiver)

 

Rencontrez

André Heyboer avant votre concert :
14 novembre 2017, de 12h30 à 13h15, Médiathèque Pierre Fanlac de Périgueux

Schubert  et le bout de la nuit

Après avoir tant chanté le mouvement de l’eau, celui de l’errance, le mystère fluctuant de la nuit, Schubert se fige dans l’immobilité du désespoir. Et dans cet hiver qui n’en finit pas de 1827, il entreprend son voyage au bout de la nuit… glacée. Le narrateur est « entré dans l’hiver, la nuit, la mort de l’âme ». Commencé comme une destinée individuelle dans le premier cahier, le cycle finit par devenir une odyssée initiatique jusqu’au glas final de la destinée humaine.
Gil Pressnitzer in espritsnomades.com

Expérience absolue pour l’interprète comme pour l’auditeur, ce cycle est celui de l’introspection, un voyage bouleversant. Le compositeur, aux sentiments si élégiaques n’aura connu de l’amour que déception et filles de joie. Au crépuscule de sa vie, il accompagne le catafalque de Beethoven sans plus d’espoir d’obtenir l’amitié du maître admiré. Seul et presque sans domicile fixe, il est totalement démuni. Ne lui reste que la musique qui jaillit tels les flots glacés de ce voyage d’hiver à la lecture du cycle de Wilhelm Müller. Simple, épure musicale douloureusement sublime, Schubert nous emporte ici avec lui dans une hallucinante itinérance.
Le Voyage d’Hiver est le sommet absolu du Lied Romantique celui que l’on n’écoute ni ne chante sans risque.