Philippe Bianconi

Schumann

Mercredi 24 janvier 2018, 20h30
Centre Départemental de Communication

Depuis sa médaille d’argent au Concours Van Cliburn, Philippe Bianconi a ému et fasciné public et critiques internationaux.
Invité des  plus grandes salles d’Amérique du Nord (New York, Chicago, Washington, San Francisco, Houston, Montréal, Toronto) et d’Europe (Paris, Londres, Berlin, Vienne, Milan, Madrid, Amsterdam) ainsi qu’au Japon, en Chine et en Australie, il joue avec les orchestres les plus prestigieux (Chicago, Cleveland, Los Angeles, Pittsburgh, Orchestre de Paris, Orchestre National de France, Orchestre de la Radio de Berlin…) sous la direction de chefs tels que L. Maazel, K. Masur, C. von Dohnanyi, J.Conlon, M. Janowski, G. Prêtre, Y.Kreizberg, etc…
Il privilégie aussi le récital et  la musique de chambre et collabore avec Jean-Pierre Rampal, le Tokyo String Quartet, les Quatuors Sine Nomine, Talich etc…
Il enregistre pour divers labels, notamment des œuvres pour piano seul de Ravel, Schubert et  Schumann chez Lyrinx et  chez Denon, les trois grands cycles de Lieder de Schubert avec  Hermann Prey.
En 2012 l’artiste entame une collaboration avec le label La Dolce Volta. L’intégrale des Préludes de Debussy nommée aux Victoires de la Musique Classique dans la catégorie enregistrement de l’année, reçoit le Prix de l’Académie Charles Cros et un DIAPASON D’OR de l’année.
Après une magnifique incursion également chez Chopin, Philippe Bianconi revient à l’un de ses compositeurs de prédilection, Schumann.
En 2013, Philippe Bianconi était nommé Directeur du Conservatoire Américain de Fontainebleau.

Programme

  • Schumann
    Papillons op.2
    Carnaval op.9
    Davidsbündlertänze op.6

 

Rencontrez

Philippe Bianconi avant votre concert :
24 janvier 2018, de 12h30 à 13h15, Médiathèque Pierre Fanlac de Périgueux
En séance de dédicace 23 janvier 2018, à partir de 17h, Espace culturel Marbot de Périgueux

Fou de musique

Schumann fut un fou de musique, comme d’autres sont des «fous de Dieu ». Sa vie et son œuvre se découvrent comme un carnaval d’émotions et comme le reflet d’une sensibilité à fleur de peau. Une cathédrale de sons naît de la disparition des êtres qu’il chérissait, de la maladie, de son combat pour l’amour de Clara. Dans son univers musical, c’est le va-et-vient de l’aurore et du crépuscule, de la floraison et du flétrissement qui bat la mesure. S’y entrelacent mélancolie et passion, clôtures et envols, fini et infini.
Robert se cherche désespérément à travers la dualité de son être. Dans sa musique, elle se manifeste dès les Papillons, puis, dans le Carnaval, une fête de masques, où les silhouettes d’Eusébius et de Florestan se dessinent au milieu de personnages énigmatiques. En se dédoublant dans deux frères jumeaux et ennemis, accompagnés de Raro, leur conciliateur. D’un côté, Eusébius, rêveur pudique et douloureux, s’enivre de clair de lune. Il incarne l’intériorité, la tendresse, la part féminine de l’artiste et porte à leur zénith les thèmes mélancoliques. De l’autre, Florestan est volubile, fougueux, actif, sujet aux élans passionnés. Schumann porte en lui ces deux « coquins », étrangers l’un à l’autre. La création, devenue sa vie, a fini par le consumer : « La musique me tue presque à présent, disait-il : je sens que j’en pourrais mourir».
D’après Charles Gardou « Robert Schumann : de l’ombre de la folie à l’éclat de la musique ».