Galilei Consort & Chantal Santon Jeffery, soprano

Vivaldi et Stradella

Vendredi 1 septembre, 17h
Église de Bassillac

 

La vie de Stradella, assassiné à 42 ans sur une place de Gênes sur ordre d’un amant jaloux, est un véritable mythe qui inspira plusieurs romans et opéras. Stradella l’aventureux, le rebelle, l’intriguant, le Don Juan. Compositeur extrêmement influent à son époque il laisse une œuvre abondante. La trépidante vie amoureuse de Stradella a sans doute inspiré ces fascinantes figures de femmes qui abondent dans son œuvre, magnifiée par une écriture vocale techniquement redoutable, aussi exubérante et virtuose qu’elle peut être parfois sobre et éthérée.

LE + SINFONIANe manquez pas notre rencontre publique avec le Galilei Consort à 14h à Bassillac. Entrée Libre.

Programme

  • Stradella : Moro per amore, Ouverture. « A che tardi ». « Furie terribli » (aria avec echo). « Col mio sangue comprarei/récit/ aria Per pieta » - Airs d’Eurinda 
  • Vivaldi : Ottone in villa. "Leggi almeno, tiranna infedele" – air de Caio
  • Stradella : La Susanna, ouverture. « Da chi spero aita o Cieli » - air de Susanna
  • Vivaldi : Judith Triumphans. « Armatae face et anguibus » - air de Vagaus
  • Stradella : La forza dell amor paterno. Sinfonia de l’oratio. « O morire ». « Moriro » e Scena di pazzia. « Lasso, che feci » -  Airs de Antioco 
  • Stradella : San Giovanni Battista. Ouverture. « Queste lagrime e sospiri » - Récit et air de Salome
  • Vivaldi : Sonata  « Al Santo Sepolcro »
  • Vivaldi : La Griselda. « Agitata da due venti» – air de Costanza
 

Chantal Santon

Appréciée pour sa « voix chaude et souple, magnifiquement soutenue » (Le Monde) et sa présence scénique, Chantal Santon Jeffery incarne de nombreux rôles à l’opéra, de Mozart (Donna Anna, Fiordiligi, la Comtesse, Sandrina…) à la création contemporaine (Lolo Ferrari de Fourgon à l’opéra de Rouen, Hochzeitvorbereitungen de Stransnoy au Teatro Colon à Buenos Aires) en passant par Wagner (Senta dans la version française du Vaisseau fantôme à l’opéra de Rouen), Britten (Governess dans The turn of the screw à l’opéra de Lille), Haydn (rôle titre d’Armida à Clermont-Ferrand, Reims…), Hervé (Mélusine dans Les Chevaliers de la Table Ronde à Bordeaux et à la Fenice), Boismortier (Don Quichotte chez la Duchesse à l’opéra de Metz et Versailles), Campra (Tancrède à l’opéra d’Avignon) Rameau (la Folie dans Platée à Budapest), Gassman (Opera Seria) ou Purcell (King Arthur à l’opéra de Montpellier, Didon et Enée…). Son importante discographie (plus d’une trentaine d’opus) comprend de nombreuses œuvres du répertoire français (Rameau, Campra, Boismortier,  Brossard, Mondonville, Grétry, Dukas, Sacchini, Jaëll, Catel, Dauvergne, David, Dubois, D’Ollone…) mais aussi Purcell, JC Bach, Rovetta, Mozart, Kraus, Haydn… Son récital autour de l’œuvre d’Alessandro Stradella paraitra en octobre 2017 chez Alpha.

Benjamin Chénier et Galilei Consort

Passionné par la musique du XVIIèmé siècle, et, depuis son expérience au poste de violon solo de l’Académie Baroque Européenne d’Ambronnay sous la direction de Gabriel Garredo, il s’est investi dans un cycle de recherches et d’expériences à propos de la pratique de la diminution et de la musique vocale italienne et vénitienne en particulier. Recherches acceuillies par la Fondation Royaumont en 2015.
Ainsi Benjamin Chénier décide de fonder le Galilei Consort, un ensemble dédié à l’expression d’une certaine idée de l’humanisme en musique.
Le Galilei Consort se consacre à la restitution de pratiques et d’œuvres du XVIIème siècle italien principalement.
Pratiques issues du courant humaniste et personnifiées par Vincenzo Galilei, père du célèbre Galilé, qui préconise un retour à la conception grecque de la musique qui met en avant le sens du texte, la musique devant servir à promouvoir les affects.
Le Galilei Consort se penche sur des œuvres majeures des grands compositeurs italiens et vénitiens et une esthétique unique dans l’histoire de la musique, notamment avec un programme dédié à la monodie vocale et instrumentale d’avant 1620  intitulé Amor mi fa morire, et en 2015 la Grande Messe Vénitienne pour la naissance de Louis XIV de Giovanni Rovetta co-produit par Opéra Royal/Château-Versailles-Spectacles et Académie Bach.
Ensemble dédié au spectacle vivant au travers d’une démarche historique forte, Benjamin Chénier s’entoure des musiciens les plus brillants de leur génération et le Galilei Consort, dans un esprit d’innovation et d’échange, propose une lecture actuelle d’un répertoire fondateur de la musique moderne.